02.10.2006

ma plage...suite

J’en étais donc là, à me maudire pour tout ce qui est cité ce-dessus, tout en tentant de trouver des repères dans l’étendue de champs qui m’entourait, lorsque j’entendis un bruit sur ma droite. On aurait dit un bruit de chute, je m’attendais presque à entendre des insultes fuser et voir un braconnier (ou le Multi-boy…non, rêve pas !) se relever en s’époussetant. Mais non, rien ne vînt. J’aurais pu partir mais ma curiosité et mon instinct féminin en décidèrent autrement. Je lâchais mon vélo, juste pour qu’un peu de bruit brise le silence qui s’était installé et peut-être, pour me donner du courage !? Je m’approchais tout en appelant d’une voix qui me surpris moi-même par le peu de force qu’elle avait.

« Hé Ho ? »

Toujours rien ! Je faisais attention à mes pieds car le champs était parsemé de pierres couvertes de mousse humidifiée par la rosée. Et c’est là, dans cette campagne, non loin de « ma plage », dans ce lieu sans lampadaire que je le vis…Enfin, je le devinai . Une masse luisait là, devant moi. La lune se reflétait sur sa « peau » dans un rayonnement bleuté. « Il » était étendu là (à ce moment précis, je ne savais pas si c’était « il » ou elle » ou…autre. Mais pour plus de commodité, je dirais « il ».)

Lorsque je pus détacher mes yeux de lui,  ma main se porta à ma bouche de peur que ma mâchoire ne se décroche. Je tournai la tête incrédule, cherchant la caméra cachée ou bine, plus raisonnablement, du secours. Mais même les criquets avaient cessé leur inlassable litanie de « ksss-ksss ». Rien ne volait, rien ne rampait. Il semblait que le vent lui-même s’était arrêté pour me laisser religieusement regarder cet être.

D’un coup, le corps se mit sur le « dos », un son sortit de son « visage », on aurait dit le grésillement des radios lorsque l’on est entre deux stations. J’aurais du prendre mes jambes à mon cou, partir loin vers ce village, mais bizarrement, ce son était …« chaud ».

C’est à dire…Comment expliquer ? C’est comme lorsqu’on entend le cri d’un animal qui souffre (désolée pour l’image, c’est la seule qui me vient !) et là, je ne sais pas vous, mais moi, je ne peux rester stoïque, ni fuir. Dans ce cas-là, je me sens obligée d’aider.

Donc, mon sang ne fit qu’un tour, mon cerveau avait cessé d’être en mode « protection » et avait basculé en mode « aide et réconfort de l’autre ».

J’ai donc fini d’avancer vers lui. Je me suis agenouillée dans l’herbe humide et bleutée, et j’ai posé ma main sur ce qui semblait être son front. J’ai cru un instant que des tonnes d’images allaient pénétrer mon cerveau, mais non, cela n’arrive que dans les films de série B ou les romans. Rien ne se produisit. Il était chaud comme vous et moi, et je ne savais même pas si c’était bon signe. J’ai commencé à lui parler tout bas, des mots réconfortants et apaisants. Il ouvrit les yeux. Ils étaient blanc, ou plutôt laiteux, animés, eux aussi, d’une lumière douce. Il était beau et je sus qu’aucune pensée mauvais n’émanait de lui.  

 

 

à suivre.............

                      Gaïa
 

29.09.2006

ma plage....

bonjour à toutes et tous...avant tout je tenais à vous préciser que je ne suis pas "écrivain"..mais que j'essaye ,en toute simplicité de vous raconter ce qui a chamboulé ma vie depuis bientôt 4 mois !

voilà maintenant que c'est dit  ,voici ce qu'il se passait pour moi pendant que Maxx atterissait:

 

la nuit tombait nonchalamment,  enveloppant dans une douce noirceur la campagne environnante. Habituellement, je rentrais chez moi avant la nuit, mais ce soir-là, il faisait si doux que j’avais voulu en profiter. J’étais sortie du travail à 17h, nous étions vendredi et pour moi, le week-end commençait. Et rien de tel pour se libérer la tête qu’une petite balade à vélo. J’avais tout prévu : avant de sortir du patelin, j’étais passé au Multi pour me prendre un peu de bière et des clopes, avec une pointe de culpabilité bien évidemment, et un œil sur les nouvelles du monde étalées à la Une des journaux (riend e passionnant, comme d’hab’ : fermetures d’usines, conflits en Afrique, et énervement de nos principaux dirigeants pour savoir qui a le droit d’avoir le nec plus ultra de la bombe qui tue tout…et on me fait flipper parce que je fume ?! SIC !)

Bref, un petit « tchao » au Multi-boy (qui d’ailleurs, a un joli p’tit cul…je ne m’en lasse pas !) et me voilà partie sur les routes de l’insouciance.

L’inconvénient de vivre dans ma campagne et de n’avoir ni permis ni voiture, c’est que ça monte, ça descend…et surtout, ça monte ! C’est donc exténuée que j’arrivais à « ma plage ». Petit coin de sable niché sous les arbres au bord de la rivière qui, ici, aurait pu s’appeler ruisseau. S’ensuivit un temps de baignade, puis au soleil couchant, une petite sieste clôtura le tout.

Et c’est donc à la nuit tombante que je sortais de ma somnolence. L’esprit vagabondant encore à la limite des rêves, je me mis machinalement à ramasser mes affaires. C’est seulement lorsque je dus faire un effort pour mettre la main sur mon short que je m’aperçus que la lune avait remplacé le soleil. « Merde ! » Il était bien plus tard que je ne le pensais. Un léger sentiment de panique me fit presser le pas. Je récupérais mon vélo en me maudissant de m’être endormie si longtemps. Il me faut vous dire qu’à l’époque, cela faisait à peine une semaine que j’avais découvert « ma plage ». Soit, j’y étais venue chaque jour, mais bien évidemment, en plein…JOUR ! Petit détail qui a aussi son importance : un mois plus tôt, j’étais encore une fille de la ville, que dis-je, de la capitale ! Habituée à la nuit urbaine avec les gens, les boutiques et les lampadaires. Alors oui, j’avais tout largué pour justement venir à la campagne, mais on aurait au moins pu m’en laisser quelques uns (des lampadaires) parce qu’il faut que je vous dise que la lune, soit, elle éclaire, mais bon, pas trop quoi !

 

voilà la suite dés que je peux...beaucoup de taf !! désolé...à moins que Maxx n'ait du temps pour continuer ?! 

à bientôt

 

Gaïa 

15.09.2006

la chute

voilà bientôt deux mois que j'ai atterri volontairement-forcé sur la planète terre. j'ai réussi à me poser à la campagne.

fort heureusement le système qui cache  mon appareil n'a pas été endommagé. je n'en suis pas sorti tout de suite.

il m'a fallu 2 de vos jours pour accepter que je ne pouvais pas réparer seul.

j'étais angoissé-tiraillé ,non par la peur de l'inconnu ou de votre éspèce ,mais par un "je ne sais quoi" de plaisir-envie.

cela faisait maintenant 8 de vos années que je vous regardais sans vous comprendre...et ce jour ,enfin ,je pouvais espérer vous rencontrer.

et tout ceci par ce que vous appelleriez :"une farce du destin"

mais je vous l'éxpliquerai plus tard .

 

je suis donc sorti ,à la faveur de la nuit tombante. la capsule d'ouverture a coulissé lentement ,sans un bruit.

j'ai passé la tête au travers et j'ai contemplé les étoiles vue de chez vous .

quel spectacle ,je me serais cru de retour sur WUR.ZYG (ma planète)

on a beau voyager dans l'espace de manière naturelle-normale ,à chaque fois que l'on se pose sur un endroit ou scintille une voute céléste ,on reste ébahi-subjugué par la beauté-pureté de ce spectacle.

 j'en étais là de mes pensées lorsque je me rendis compte que je ne respirais pas.

j'ouvris donc tous les pores de ma peau pour inspirer-filtrer l'air de votre terre.

comme prévu ,celui ci convenait à mon métabolisme.

je sautais sur le sol ,mes doigts rencontrèrent l'herbe ,sensation nouvelle-originale...je fis quelques pas 

et je tombais ....

 

 la suite sera contée par Gaia 

MAXX

08.08.2006

la nuit des étoiles filantes.

medium_pluieetoile.jpgAvant hier soir ,j'avais prêvu de faire une surprise à Maxx.
Je voulais lui montrer la beauté des étoiles filantes dans la nuit terrienne...
Donc prétextant une envie de pique nique nocturne ,je l'ai entrainé sur les hauts de "hurlevents" ,avec des sandwichs fait avec amour .La soirée s'annonçait magnifique ,le ciel était clairet mis à part un petit vent frais (limite glacial!)on se serait vraiment cru en plein été (oui c'est ironique!)
Tout à notre repas ,et aux questions de Maxx sur ce qu'il avait vu à la télé ce jour ,la nuit nous envelloppa.
Je gardais un oeil sur la voute céleste...Au bout d'un moment il s'en aperçu (enfin 2 heures aprés ,quand même!)il a voulu savoir ce que je cherchais...et juste à cet instant ,la pluie étoilée a commençé!
Je n'ai pas compris tout de suite ,tant j'étais heureuse de ma surprise! Et puis petit à petit ,je me suis rendu compte que je n'entendais  plus rien! Il ne parlait plus ! Lui qui ne tarrit presque jamais (à part  en période de "sommeil" ..et encore !) il s'était tu !
Je l'ai vu se redresser de toute sa grandeur étrangère. Le mentoen l'air ,le regard embrassant le ciel ,les bras ballants. Puis  sans que ne s'ouvre sa bouche ,un "chant" s'éleva. Il semblait sortir tout droit de son torse .C'était un "chant" ,comment dire ? triste ,limite mélancolique et en même temps rempli de vie...
je pourrais remplir des blogs entiers rien qu'en essayant de vous rendre compte de ce "chant" et en sachant en même temps que personne n'en comprendrait la globalité ,ni tout ce qu'il me fit ressentir...
Je ne peux vous dire combien de temps cela dura ,j'étais comme hypnotisée. Lorsque je repris "conscience" ,le ciel s'était figé ,plus de filante !
Maxx était assis ,me regardant calmement.
Nous avons remballé nos affaires sans un mot ,même sans un bruit .Nous sommes rentrés à la maison.
Il n'arien voulu m'expliquer malgré mes quelques questions éparses. Je sais qu'il a été bouleversé...
Quand je me suis endormie ,mon visage s'est remplie de larmes "filantes" sans que je saches pourquoi.
 Ce matin  ,tandis que j'écris ces lignes (Maxx est au jardin ,surement à étudier !) je me rends compte que nous avons repris notre vie comme si de rien....
Je sais qu'il ne veux pas m'en parler...du moins pour l'instant ,je respecte. Nous sommes si différents....
 
                                                                                                                           Gaïa